Indépendant complémentaire : ce qu'il faut savoir avant de se lancer
De plus en plus de Belges testent un projet d'entreprise sans quitter leur emploi. Le statut d'indépendant complémentaire le permet : vous gardez la sécurité de votre salaire tout en développant votre activité. Voici ce qu'il faut savoir avant de vous lancer.
Qui peut devenir indépendant complémentaire ?
Le statut est destiné aux personnes qui ont une activité principale à côté, le plus souvent un emploi salarié d'au moins un mi-temps. Certaines autres situations, comme un emploi dans l'enseignement ou certaines allocations, peuvent aussi donner accès au statut. Votre caisse d'assurances sociales vérifie votre situation lors de l'affiliation.
Les mêmes démarches qu'un indépendant à titre principal
Pour démarrer, vous suivez les mêmes étapes que tout indépendant : inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises via un guichet d'entreprises, activation éventuelle de la TVA et affiliation à une caisse d'assurances sociales. Nous détaillons ces étapes dans notre article Créer son entreprise en Wallonie ou à Bruxelles.
Les cotisations sociales
C'est le grand avantage du statut. Tant que votre revenu net imposable d'indépendant reste sous le seuil de 1.922,16 euros par an (montant 2026), vous ne payez pas de cotisations sociales. Au-delà, vous payez un pourcentage de vos revenus, comme un indépendant à titre principal. Les premières années, les cotisations sont provisoires et calculées sur une estimation, puis régularisées quand vos revenus réels sont connus. Mieux vaut donc mettre un peu d'argent de côté.
La TVA et la franchise
Si votre chiffre d'affaires annuel reste sous 25.000 euros, vous pouvez opter pour le régime de la franchise de TVA. Vous ne facturez alors pas de TVA à vos clients, mais vous ne pouvez pas non plus récupérer celle que vous payez à vos fournisseurs. Pour une activité avec peu d'achats et des clients particuliers, c'est souvent intéressant. Si vous travaillez surtout pour des entreprises ou investissez beaucoup, le régime normal peut être plus avantageux.
Les impôts
Vos revenus d'indépendant s'ajoutent à votre salaire dans votre déclaration à l'impôt des personnes physiques. Comme l'impôt est progressif, ces revenus supplémentaires peuvent être taxés à un taux élevé. Vous pouvez déduire vos frais professionnels réels ou un forfait. Pensez à faire des versements anticipés pour éviter une majoration d'impôt.
Vérifiez votre contrat de travail
Votre employeur ne peut en principe pas vous interdire une activité complémentaire, mais vous devez rester loyal : pas de concurrence directe, pas de travail pour vos clients privés pendant vos heures de bureau. Relisez votre contrat et le règlement de travail, et parlez-en ouvertement à votre employeur si nécessaire.
Un bon tremplin
L'activité complémentaire est une excellente manière de tester un marché sans prendre trop de risques. Si votre activité décolle, vous pourrez passer à titre principal plus tard. Faites-vous accompagner par un comptable dès le début, et faites connaître votre activité en l'inscrivant gratuitement sur Pages Annuaire.
